Confédération des Associations des Producteurs Agricoles pour le Développement

Bujumbura : Assemblée générale ordinaire de la CAPAD

Vers 10h du matin, le 25 Février 2015, tous les membres de la CAPAD se rassemblaient au Centre Suédois pour la grande rencontre : l’Assemblée Générale ! A l’agenda figuraient plusieurs points, entre autres Les réalisations des coopératives et de la CAPAD de l’année 2014, L’élaboration du programme pour l’année 2015 ; Le nombre de groupements agricoles et des membres, les cotisations et leur utilisation et Le rapport des coopératives sur le projet de la chaine de solidarité caprine.

Dans son discours d’ouverture, le Représentant légal de la CAPAD, Mathias MIBURO a dit que les deux jours de rencontre sera l’occasion de faire la rétrospective sur les réalisations de l’année agricole écoulée, afin de mieux préparer celles de l’année 2015.

L’objectif de la CAPAD est la lutte contre la pauvreté à travers l’agriculture familiale et la transformation des récoltes. Les activités agricoles se heurtent néanmoins aux multiples problèmes surtout ceux liés à l’amenuisement des terres, aux changements climatiques sans oublier la carence des semences sélectionnées et des fertilisants (engrais chimiques). M. MIBURO a profité de l’occasion pour remercier les agents de la Confédération qui sensibilisent les agriculteurs à participer aux différentes foires organisées. Il n’a pas manqué d’encourager les séminaristes qui, au cours des ateliers, donnent des contributions enrichissant le programme pour le développement du secteur en général, et des familles impliquées en particulier. Des fruits se remarquent déjà, surtout dans l’adhésion accrue des membres à la CAPAD, a-t-il martelé.

Les travaux se sont poursuivis en groupes en vue d’analyser tous les points à l’ordre du jour. Les échanges ont porté essentiellement sur les intrants agricoles, filière par filière notamment le riz, la pomme de terre, le maïs, les arachides et les légumes. Les produits bovins comme le lait, figuraient aussi à l’ordre du jour. La conclusion sur les débats ont permis aux participants d’établir les recommandations et l’orientation du programme pour l’année 2015.

Des contraintes

Les contraintes observées sont surtout liées au manque de formations et de financements des programmes, l’absence d’un fonds d’appui dans les coopératives pour l’accès facile des agriculteurs à l’engrais chimique ; et la formation sur MUSO qui n’est pas répandue dans toutes les coopératives.

Chaine de solidarité caprine

Parmi les 7125 membres qui devaient bénéficier des chèvres fin 2015, trois mille deux cent cinquante membres en ont déjà reçues grâce à l’accroissement des 2085 chèvres distribuées issues du transfert ou remise. Malheureusement, cinq cent parmi les 2085 n’ont pas encore mis bas, ont-ils déploré. Au cours des échanges, les participants ont également analysé les causes qui bloquent leur accroissement rapide : la chèvre n’a pas mis bas deux fois l’an, la remise des chèvres malades (chétives, qui ne sont pas bien entretenues et suivies par des maladies) .

Faiblesse dans le remboursement des crédits octroyés

S’agissant des crédits octroyés au cours de l’année 2014, vingt-cinq coopératives en ont bénéficié. Il a été remarqué que certains membres ne remboursent pas comme prévu. La sensibilisation des gérants aux bénéficiaires a été sollicitée pour le recouvrement, sinon aucun autre crédit ne peut être accordé avant l’apurement. Les participants ont trouvé nécessaire de se doter d’un « fonds de garantie ou d’aval » pour les crédits, afin que les demandeurs solvables ne soient pas toujours victimes de ceux qui ne remboursent pas.

Des recommandations

Pour la promotion et la commercialisation des produits vivriers, les participants ont émis des recommandations sur l’accroissement des récoltes et la facilitation de leur écoulement. Ils ont demandé : la sensibilisation pour le stockage des récoltes dans des hangars adaptés afin de permettre des ventes groupées pour ceux qui n’ont pas de marchés directs les plus rémunérateurs ; les échanges d’informations inter-coopératives sur les productions quantitativement stockées et les prix en cours ; la modernisation de l’élevage pour une production laitière croissante ; la réhabilitation des pistes de pénétration pour l’écoulement régulier des produits, etc. Les participants ont encore demandé l’intervention de la CAPAD dans l’approvisionnement des boutiques des coopératives nécessiteuses, ainsi que la formation technique sur la conservation des récoltes et leur commercialisation. Ils ont également insisté sur l’IPR (Impôt professionnel sur revenu). Cette rubrique a suscité des remous quant à la régularité des groupements qui peuvent connaître des saisons maigres suite aux aléas climatiques. En effet, ils ont sollicité l’intervention de la Fédération lorsqu’il adviendrait qu’on ne soit pas à mesure de s’en acquitter.

L’Assemblée Générale ordinaire a clôturé ses activités en date du 26 Février 2015 dans une ambiance totale.


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